BIOGRAPHIE

Philippe Cougrand, romancier et scénariste, originaire de Bordeaux. Il travaille au Ministère de la Culture et de la Communication, où il a occupé diverses fonctions (dans le patrimoine, la photographie, l’architecture…).
 Adolescent, il voulait être peintre ; il voulait être architecte ; il voulait être écrivain… Et c’est finalement l’écriture qui l’a emporté ! Une passion très ancienne, puisque c’est dans sa première lecture d’enfance qu’il a senti la toute-puissance de la narration romanesque, à travers « Sans Famille » d’Hector Malot…
Son goût littéraire, marqué par l’univers anglo-saxon, latino-américain ou italien, le porte vers les histoires inattendues aux destins entrecroisés, volontiers imprégnées de cynisme baroque…
Côté polar, ses auteurs favoris sont William Irish, Raymond Chandler, Herbert Lieberman, Michael Connolly, Pierre Magnan ou Joseph Hansen, mais l’incursion dans l’univers de Jean Ray (Harry Dickson) a jadis été déterminante…
En littérature blanche, ses textes préférés sont à rechercher du côté de Scott Fitzgerald, Thomas Mann, John Irving, William Faulkner, Elsa Morante, Mario Vargas Llosa, Tennessee Williams, Romain Gary, Robert Merle ou Jonathan Coe. Sans oublier Alexandre Dumas et les feuilletonistes du 19e siècle (Sue, Féval, Ponson du Terrail, etc.) ; ni Baudelaire et Hugo pour la beauté des images et du style… et Flaubert pour Emma Bovary!
Scénariste aussi, il est venu à l’écriture audiovisuelle par passion pour le cinéma de la haute-époque hollywoodienne (Cukor, Mankiewicz, Capra, Hitchcock, etc.) ou italienne (Visconti, Risi, Comencini, etc.). Et aussi parce que ses textes, très visuels, empruntent leur technique narrative à l’univers cinématographique…
Il aime… le classicisme de David Lean ou de James Ivory, le cynisme de Stephen Frears ou de Pedro Almodovar, l’emphase de Steven Spielberg… Il aurait adoré écrire le script des « Tontons flingueurs » ou du « Cave se rebiffe », ou encore un rôle d’égérie grandiose et décadente pour Vivian Leigh, Bette Davis ou Romy Schneider ; et pourquoi pas celui d’une folle hystérique pour Brad Pitt !
S’il avait le temps… de boucler sa malle, avant de s’embarquer pour l’île déserte, il emmènerait avec lui Madame Bovary, Le Monde selon Garp, Autant en emporte le vent et, racines obligent, Thérèse Desqueyroux ou Génitrix… Avec une tolérance pour les excédents de bagages, il ajouterait l’Encyclopedia universalis, les Mémoires de la Comtesse de Boignes, Les Cerfs-Volants de Romain Gary et l’intégrale de Tintin… Pour peu que l’île dispose d’un grand écran, il y apporterait Rebecca, Eve, Vertigo, Mort à Venise, Soudain l’été dernier, Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?, Ludwig et Les Vestiges du Jour… S’il fallait se contenter d’une télévision, il n’oublierait pas d’amener l’intégrale des séries Prison Break et Six Feet Under… En fond musical, il écouterait les transcriptions d’opéra de Franz Liszt, jouées par Leslie Howard, mais aussi Barbra Streisand, Montserrat Caballé, Madame Butterfly et Tristan… Et si – comble du luxe ! – l’île avait encore quelques cimaises à offrir, il y suspendrait Raeburn, Sisley, Klein, Cézanne, Jan Saudek et Herbert List. Puisse-t-il y planter un pin et trois cyprès, il y serait presque le plus heureux des hommes !
« Je vois le roman noir comme une évasion dans un ailleurs véridique ou fantasmé, où l’auteur conjugue, par les mots, la sensibilité et l’imaginaire, les zones sombres de sa propre personnalité avec celles de la société dont il est à la fois le témoin et l’acteur. Par-delà, ce dont je suis sûr, c’est que le roman noir, qu’il soit écrit avec verve ou retenue, dans la dramatisation ou l’ironie, mais toujours avec passion et lucidité, s’inscrit de façon aussi singulière qu’incontestable dans la création littéraire de son temps. »
Pour le contacter: contact@philippecougrand.com